Description
Le sujet
MARS 1762, FERNEY. UN PHILOSOPHE INDIGNÉ, VOLTAIRE, SE LÈVE POUR COMBATTRE LE FANATISME ET RÉHABILITER CALAS, UN PROTESTANT ROUÉ VIF POUR UN CRIME DONT IL EST INNOCENT.
Voici un document peu connu, d’une importance historique et d’une force rare : la première lettre par laquelle Voltaire réagit à ce qui va devenir « L’affaire Calas ».
Voltaire, retiré à Ferney où il « cultive son jardin », en correspondant avec l’Europe entière, apprend la mort épouvantable du protestant Jean Calas, roué vif à Toulouse pour avoir, selon ses juges, pendu son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Voltaire entre dans une colère noire, il n’en dort plus. Il soupçonne le mensonge et le fanatisme d’être à l’origine de cette atrocité. Il veut savoir, et n’aura de cesse que d’innocenter Calas, entrant lui-même dans l’arène pour enquêter et lutter, infatigablement.
Trois ans plus tard, c’est chose faite : le martyr est réhabilité. En même temps que le combattant s’active, le philosophe publie le Traité sur la Tolérance, dont l’influence considérable hâtera la victoire finale.
C’est la première fois qu’un écrivain se jette dans un tel combat pour la vérité. Il mènera d’autres luttes, et sera au siècle suivant suivi par Émile Zola et son « J’accuse… », qui fait écho au « Je veux savoir… » du philosophe.
Il fut, comme l’écrivit Anatole France à propos de ce dernier, « un moment de la conscience humaine ».
Ce petit livre objet – scellé, car il s’adresse en particulier à chacun d’entre nous – est composé :
- de la lettre dans laquelle le philosophe écrit pour la première fois le nom de Calas, qui ne cessera par la suite de hanter sa correspondance.
- d’un bref livret de présentation.




