Fiche technique

  • Volume 165 x 240 mm
  • Couverture vernie avec rabats
  • 250 pages, illustrations
  • Prix : 22,90 € TTC
  • Mise en vente : 23 mars 2027
  • ISBN : 978-2-487027-41-1
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Dans collection « Les imprévisibles »

Monologues et contes

CHARLES CROS
présentés par Daniel Grojnowski

Le sujet

RÉÉDITION COMMENTÉE ET ILLUSTRÉE DES MONOLOGUES DE CHARLES CROS, DEVENUS INTROUVABLES.
Le succès de ce qu’on appelle aujourd’hui les one man/woman shows ou les standing up, fait le bonheur de nombreux publics. On sait moins que le pionnier en fut Charles Cros (1842-1888), l’une des personnalités les plus attachantes et singulières de la seconde moitié du XIXe siècle.
Poète délicat (Le Coffret de Santal, le Collier de Griffes), membre de la bohème littéraire et artistique (il fut l’ami de Rimbaud, de Verlaine, d’Alphonse Allais), Charles Cros fut aussi un inventeur génial (la photographie en couleurs, l’enregistrement sonore, le télégraphe…) mais fort peu doué pour les affaires.
Cette réédition de ses introuvables monologues et contes (parmi lesquels le célèbre Hareng Saur) s’imposait donc. L’auteur en écrivit la plupart pour le célèbre comédien Coquelin Cadet, interprète de Molière et de Feydeau, qui en fit sa spécialité en se produisant dans les théâtres et les salons.
Charles Cros y développe un goût immodéré pour l’absurde – Raymond Devos en avait fait son Dieu – en croquant la société et en moquant les moeurs de son temps.
Cet esprit n’était pas du goût des esprits conservateurs. Le critique Francisque Sarcey, qu’Alphonse Allais surnommait ironiquement « notre oncle à tous », n’écrivit-il pas : « Le plaisir que le public trouve ou feint de trouver à ces inepties m’est complètement incompréhensible… » ?
Pardonnez-nous M. Sarcey, mais nous aimons beaucoup cela.

Les points forts

Un ensemble de vingt-et-un textes courts frappés au coin du non-sens.
« La famille Dubois » (où tout le monde d’appelle Dubois, ce qui ne facilite guère l’intelligibilité du récit), « Le Bilboquet » (les affres d’un jeune virtuose de l’instrument), « La Bonne » (où une jeune servante d’une famille bourgeoise ne semble pas remarquer l’entrelacs visqueux de convoitises dont elle est l’objet), « L’homme aux pieds retournés » (ayant mis ses chaussures à l’envers, il voyage à rebours)…, nous plongent dans une ambiance où le loufoque confine souvent à l’étrangeté.

Une présentation par Daniel Grojnowski, grand spécialiste de la littérature « fin de siècle » qui après une introduction bien documentée replace brièvement chaque monologue dans le contexte de l’époque.

De nombreuses illustrations font revivre des temps hauts en couleurs, où l’humour se conjuguait à la satire sociale et morale avec une audace aussi subversive que réjouissante.

“Il laisse aller le marteau – qui tombe,
qui tombe, qui tombe.
Attache au clou la ficelle – longue, longue, longue.
Et, au bout, le hareng saur – sec, sec, sec”